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Chiffres & Résultats

COLLEC
TIVES

Les cellules de reconversion par secteur

Entre 1977 et 2018, le dispositif des cellules de reconversion a accompagné :

480+

restructurations d'entreprises.

46667

travailleuses et travailleurs.

Les secteurs concernés ont fortement évolué au fil des années.  Si l’industrie traditionnelle (sidérurgie, textile, verre, etc.) a concentré la plupart des moyens entre la fin des années 70 et le début des années 90, le dispositif s’est ensuite largement répandu dans l’ensemble du tissu économique wallon (aéronautique, chimie, commerce, soins de santé, etc). 

Ces dernières années, avec la digitalisation de l’économie, le secteur financier (ING…) et le commerce (Delhaize, Cora, Carrefour, Blokker, Mestdagh...) ont été sévèrement frappés par les vagues de licenciements.

RECON
VERSION

Les cellules de reconversion 1977-2018

Secteur Travailleurs licenciés %
Fabrications métalliques 11.356 23,4%
Sidérurgie 6.234 12,8%
Chimie 3.671 7,6%
Verre 3.782 7,8%
Commerce 4.009 8,3%
Textile 2.713 5,6%
Construction et matériaux de construction 3.079 6,3%
Aéronautique 1.973 4,1%
Agro-alimentaire 2.367 4,9%
Pharmaceutique 1.401 2,9%
Automobile 1.359 2,8%
Imprimerie & presse 1.109 2,3%
Papier 980 2,0%
Autres 4.508 9,1%

Les cellules de reconversion par région

Arlon
Travailleurs accompagnés en CR entre 1977-2018
2.281 
Arlon
2.281 
Bruxelles
228
Charleroi
10.402
La Louvière
6.075
Liège
9.745
Mons
3.880
Mouscron
2.529
Namur
3.377
Nivelles
5.199
Tournai
3.104
Verviers
1.793

L’insertion à l’emploi… Mais pas à n’importe quel prix ! 

Les cellules de reconversion sont nées bien avant les formules de reclassement de type outplacement que l’on connait aujourd’hui.  Si le service s’adapte au besoin de chacune et chacun - y compris à celles et ceux qui doivent rapidement et impérativement retrouver du travail -  la méthodologie utilisée vise à ouvrir de nouvelles perspectives.   
L’objectif n’est pas, sauf si la personne le souhaite, de reclasser vite dans une fonction similaire à l’emploi perdu mais bien de permettre aux personnes de se mettre en projet, de réfléchir à leurs aspirations et d’espérer une réinsertion dans un emploi de qualité !  

Taux d’insertion moyen des cellules terminées entre 2004 et 2019  

  • = 72,7% 
  • = 54,8% 

 
Ce taux est calculé en fin de cellule de reconversion (12 mois après le démarrage de l’accompagnement).  Sur base d’un échantillon de 1.255, le FOREM a observé une augmentation des résultats d’insertion à l’emploi 6 mois et  

   + 10 % 6 mois après la fin de la cellule 
   + 17,9 % 12 mois après la fin de la cellule

Nature de l’insertion à l’emploi 

Les cellules de reconversion visent une insertion durable à l’emploi.  Depuis leur création, elles se sont attachées à maximiser les chances du public à se réinsérer durablement dans un nouvel emploi. Cet objectif a été largement rencontré au fil des années avec des taux d’insertion moyens en CDI (contrat à durée indéterminée) de plus de 50% pour les ouvriers et de 65 à 70% pour les employés.   
 
La nature de l’insertion est souvent influencée par différents facteurs.  Si des différences, parfois importantes, existent entre hommes et femmes, celles-ci se marquent également entre les différentes catégories d’âges et les statuts ouvrier/employé. La qualification des personnes et le secteur d’insertion sont également d’autres facteurs déterminants du type d’insertion. 

  • Insertion 2018 - ouvrier 49,5% CDI
  • Insertion 2018 - employé 78% CDI

Création d’une activité indépendante 

La cellule de reconversion est parfois l’occasion pour certains travailleurs et travailleuses de concrétiser un projet de création d’activité, ou de consolider une activité développée à titre d’indépendant complémentaire.  
 
Devenir indépendant.e, créer sa propre entreprise est un projet exaltant mais pouvant aussi contenir certains risques. Le nombre de faillites dans les premières années d’activité, ou les statistiques de travailleuses et travailleurs indépendants vivant sous le seuil de pauvreté, sont là pour nous le rappeler. Aussi, pour éviter ces situations et soutenir les personnes dans leur projet d’activité, les cellules de reconversion ont développé des liens étroits avec les structures d’accompagnement et d’appui (SAACE, UCM, Je crée mon job…).   
 
Chaque année, ce sont en moyenne un peu plus de 5% des travailleurs en reconversion qui se lancent dans la création d’une activité. 

Les secteurs prédominants dans les activités lancées, sont :

  • Le commerce : boulangerie, épicerie, fleuriste…
  • La construction : électricité, travaux de finition, chauffage et sanitaire 
  • L’Horeca : snack-friterie, traiteur, restaurant…
  • Les services à la personne/aux entreprises : lavage de vitres, coiffure, esthétique, pilotage de drones, entreprise de titres-services, coaching,   transport de personnes à mobilité réduite…
  • La consultance : programmation informatique, consultance dans les entreprises…

Formation professionnelle 

Le signe distinctif du dispositif de reconversion est incontestablement la place accordée à la formation professionnelle. En effet, la vocation première des cellules de faciliter les transitions professionnelles, qu’elles soient intra- ou extra-sectorielles.   
 
A l’origine, les cellules ont été imaginées pour faire face aux restructurations dans des secteurs d’activité en déclin, ce qui nécessitait la mise en place de formations pour permettre aux travailleuses et travailleurs d’exercer de nouveaux métiers. L’étape de requalification apparaissait alors comme une phase incontournable du parcours de réinsertion.   
 
Au fil du temps, des méthodologies ont été développées pour faciliter les entrées en formation professionnelle. A l’origine, elles se donnaient en grande partie au sein même de la cellule de reconversion. Avec les évolutions institutionnelles (régionalisation de l’emploi et de la formation, réorganisation du FOREM…), les prestations de formation ont été transférées dans les centres internes du FOREM mais également vers des prestataires externes, publics ou privés. Comme pour l’insertion à l’emploi, l’entrée en formation est également influencée par l’âge, le statut d’emploi antérieur, le niveau de qualification… 
 
 
Taux d’insertion en formation des travailleurs accompagnés en cellule de reconversion de 2004 à 2019 

  • Part des femmes ayant suivi une formation - moyenne calculée sur 13 années : 28,4%
  • Part des hommes ayant suivi une formation - moyenne calculée sur 13 années : 32,4%
  • Part des employés en formation 2019 : 45,6%
  • Part des ouvriers en formation 2019 : 39,6%

     

Source: Reconversions collectives, rapports d'activité 2004 - 2019

Reconversion ou adaptation des compétences 

La formation choisie est intimement liée au projet professionnel des personnes mais aussi à leur parcours de vie. Si d’aucuns souhaitent poursuivre leur carrière dans leur secteur d’origine, d’autres éprouvent le besoin ou la nécessité de se réorienter. Cette réorientation s’appuie parfois sur des ressorts qui reposent sur des projets anciens ou récents construits en dehors du champ professionnel.   
 
Les modules de formations suivis visent tantôt à adapter ou renforcer les compétences acquises au cours de sa carrière et de son parcours scolaire, tantôt à acquérir de nouvelles compétences - voire à en valider d’autres - acquises de manière informelle pour correspondre au nouveau projet professionnel.   
 
On relèvera également qu’en moyenne, chaque personne formée a suivi 2 modules de formation.  75% des formations concernent des compétences cognitives/techniques partielles ou complètes propres à l’exercice d’un métier.   
 
Le spectre des formations est très étendu puisqu’il concerne plus de 25 secteurs d’activité, allant de l’automobile à la biotechnologie.   
On notera que les formations visant des compétences transversales telles que celles liées aux TIC (technologies de l’information et de la communication) représentent près d’1/5ème du total des formations suivies. 

Impact de la formation professionnelle sur l’insertion à l’emploi

L’acquisition de compétences nouvelles ou complémentaires n’est pas toujours requise pour faciliter la transition vers un nouvel emploi.  Toutefois, pour certains travailleurs et travailleuses, la formation est parfois une étape incontournable.   
 
Si aucune étude approfondie n’a été menée récemment pour déterminer l’impact de la formation professionnelle sur l’insertion à l’emploi, une analyse interne portant sur les années 2004 à 2007 mettait en avant une incidence des formations qualifiantes sur la qualité de l’emploi retrouvé à l’issue de la formation. Le taux d’insertion en CDI était plus important chez les personnes ayant suivi une formation liée à l’apprentissage complet ou partiel d’un métier.   

On relèvera que les employés et les ouvriers bénéficiant d’indemnités (CPE) sont respectivement presque 2 fois et 3 fois plus nombreux à se former que ceux n’ayant pour seule ressource que leurs allocations de chômage (CR). 

CR : cellule de reconversion simple. Il s’agit des cas de faillites. Les travailleurs ne bénéficient ni d’indemnités de reclassement, ni de mesures complémentaires prévues dans un plan social. 

CPE : cellule pour l’emploi. Il s’agit d’une cellule de reconversion assimilée à une CPE ce qui signifie que les travailleurs bénéficient d’indemnités et, le cas échéant, d’un plan social. 

La formation et l’âge

Si les travailleuses et travailleurs de 45 ans et plus suivent au moins autant de formations que les plus jeunes, on constate souvent qu’au-delà de 55 ans, les formations retenues concernent le plus souvent des compétences transversales ou des formations en adéquation avec le projet de vie.   
Cette motivation est loin d’être contradictoire avec l’objectif de réinsertion car de nombreux candidats et candidates à la prépension (RCC) ou qui se destinait à sortir du marché de l’emploi, faute d’opportunités, ont pu rebondir professionnellement (ou dans une activité utile à la collectivité), grâce à ce type de formation.  

Pointons également comme facteurs déterminants d’entrée en formation, la culture formative de l’entreprise et le niveau d’instruction des travailleuses et travailleurs.  En effet, plus l’entreprise à l’origine du licenciement avait développé une culture de la formation, plus les travailleuses et travailleurs qui en sont issus sont enclins à s’insérer en formation.